L’engagement : éthique, politique, poétique
Ce qui frappe avec “Dernier MC”, c’est la densité politique des textes. Dès 2008, avec “Banlieusards”, Kery James renouait avec la tradition contestataire. Ici, il enfonce le clou :
- Le morceau “Lettre à la République” (présent sur la réédition de l’album) devient viral, relayé par de nombreux sites (Le Monde, 2012). Le texte cumule plus de 20 millions de vues sur YouTube en deux ans, preuve que le propos heurte, mobilise, questionne.
- Dans “9-5-1-6”, il cite l’Affaire Zyed et Bouna (2005) : outil de mémoire, refus de l’oubli, témoignage rare à l’échelle du rap français mainstream.
Au-delà de la dénonciation, l’album creuse la notion de responsabilité : “J’rap pour ceux qu’ont rien, qu’ont jamais rien eu, mais que la vie abîme sans leur faire de cadeau.”