Les traces laissées : héritage immédiat et écho posthume
La couverture de Réel en 2009, au-delà de la réception instantanée, pose les bases d’un changement dans le regard de la presse généraliste sur le rap. L’album ne fait pas l’unanimité – la presse n’étant jamais univoque, certains commentateurs rappellent la nécessité de replacer le disque dans le contexte français d’après-2005, marqué par les émeutes. Mais une marque indélébile s’impose : celle de l’irruption d’un artiste capable de fédérer, diviser et nourrir l’espace public hors du ghetto musical.
Plus tard, lors de la ressortie de l’album en édition collector, la plupart des médias reconnaîtront leur hésitation initiale, et la profondeur dont ils n’avaient saisi que les prémices. À l’heure où les albums de rap se veulent encore, parfois, cantonnés à certaines niches, Réel revient comme un jalon : ce moment rare où la presse généraliste, par l’attention et la critique, a été contrainte de prendre acte de la puissance d’une parole venue d’ailleurs.
Sources :
Libération, Le Monde, L’Express, Le Parisien, France Inter, France 2, Les Échos, GfK/IFOP, Télérama, Le Point, Europe 1, France Info, Le Progrès, BFM TV, Le Dauphiné Libéré.