En filigrane, la presse rejoint les fans
Ce qui ressort, quand on ausculte articles et chroniques, c’est la persistance d’une même intuition : avec Dernier MC, Kery James ne cherche ni la facilité ni la provocation gratuite. Il offre à la critique, comme à son public, le miroir d’une époque troublée et d’une jeunesse en mal de reconnaissance. Les morceaux retenus sont ceux qui osent, qui questionnent, et qui font remonter à la surface la force brute d’un rap qui, malgré ses crises, ne cesse jamais d’interroger la société.
Dix ans après les premières recensions, ces titres continuent à hanter les discussions : preuve que la presse, en s’y attardant, ne s’est pas trompée de combats.