Responsabilité, autonomie et solidarité : une trilogie politique
Si la justice sociale est un socle, trois valeurs s’imbriquent dans le discours et les choix de Kery James : responsabilité, autonomie, solidarité.
Responsabilité individuelle et collective
Loin de l’image souvent réductrice d’un artiste “victimaire”, Kery James place chacun face à ses responsabilités. Les jeunes des quartiers populaires, bien sûr, à qui il adresse souvent ce message : abattre les murs intérieurs, ne pas sombrer dans une victimisation stérile, saisir les leviers d’action, même infimes.
Mais la société entière est aussi convoquée : “On nous reproche notre colère, mais regardez l’état du pays, les chiffres du chômage, les contrôles au faciès... Comment ne pas réclamer justice ?” déclarait-il sur France Culture en 2021, lors d’une émission sur la fabrique des inégalités.
Solidarité concrète
Par sa fondation et ses collectes de fonds (comme lors de la pandémie de Covid-19 où il participe à une campagne de dons pour les familles précaires, source : 20 Minutes, 2020), Kery James montre que la solidarité ne peut être réduite à un hashtag ou à un geste isolé. Elle est organisation, réseau, persévérance face à l’adversité.
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La solidarité, c’est aussi la visibilité : donner la parole à ceux que l’on n’entend jamais, que ce soit dans ses films (“Banlieusards”) ou dans ses documentaires.
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Soutien actif à des causes ouvertes, comme l’aide aux migrants ou la défense des droits des plus précaires, souvent en partenariat avec des associations en première ligne.